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Choisir son crédit à la consommation

Choisir son crédit à la consommation

  • Publié le jeudi 23 avril 2009

Le crédit à la consommation se divise globalement en deux types d'offres : crédit "affecté" et crédit "non affecté". Le particulier doit évaluer les avantages et inconvénients de ces styles de financement, selon ses besoins.

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Le crédit "affecté" est directement lié au produit ou à la prestation que l’on souhaite acquérir. Avantage : le contrat de prêt et le contrat d’achat sont indissociables.

Ainsi, le crédit sera automatiquement annulé si le bien n’est pas livré ou s’il n’est pas conforme, et la vente sera caduque si le prêt destiné à financer l’objet ou le service n’est pas obtenu.

Une somme qui correspond à la valeur du bien

Autre sécurité, la somme qui est alors empruntée correspond exactement à la valeur du bien, ce qui permet de maîtriser ses appétits de dépenses.

Disponible auprès des banques, ce type de crédit est aussi proposé directement sur le lieu de vente (concessionnaire auto, magasin d’électroménager…).

Son coût est en général un peu plus élevé que celui d’un prêt "non affecté" traditionnel, car il comporte davantage de risques pour le prêteur, en cas de défaut du bien acheté.

Le crédit "affecté" est directement lié au produit ou à la prestation que l’on souhaite acquérir. Avantage : le contrat de prêt et le contrat d’achat sont indissociables.

Ainsi, le crédit sera automatiquement annulé si le bien n’est pas livré ou s’il n’est pas conforme, et la vente sera caduque si le prêt destiné à financer l’objet ou le service n’est pas obtenu.

Une somme qui correspond à la valeur du bien

Autre sécurité, la somme qui est alors empruntée correspond exactement à la valeur du bien, ce qui permet de maîtriser ses appétits de dépenses.

Disponible auprès des banques, ce type de crédit est aussi proposé directement sur le lieu de vente (concessionnaire auto, magasin d’électroménager…).

Son coût est en général un peu plus élevé que celui d’un prêt "non affecté" traditionnel, car il comporte davantage de risques pour le prêteur, en cas de défaut du bien acheté.

La location avec option d’achat

La location avec option d’achat (LOA) - ou leasing - est une forme de crédit "affecté". Juridiquement complexe, la formule permet à l’emprunteur de louer un bien (en général une automobile, mais il peut s’agir d’un bateau, voire d’un ordinateur) pendant une période spécifiée (souvent comprise entre deux et six ans), avec la possibilité de l’acheter au terme du contrat pour un prix convenu à l’avance, appelé valeur résiduelle.

Entre-temps, les frais de carte grise, d’assurance et d’entretien (sauf option) restent à la charge du client. S’agissant d’une location et non pas d’un crédit à proprement parler, l’indication du TEG n’est pas obligatoire, ce qui rend difficile la comparaison avec d’autres types de financements.

Souscrire une assurance complémentaire

D’après les spécialistes, la LOA serait légèrement plus onéreuse. Dans le domaine automobile, la formule convient bien à ceux qui roulent beaucoup et changent souvent de voiture.

Elle comporte toutefois quelques risques : en cas de vol ou de destruction, l’assurance rembourse directement le propriétaire, c’est-à-dire l’établissement de crédit. Le client, lui, n’a plus de véhicule ou d’ordinateur, mais continue de verser les loyers restants et devra s’acquitter de la valeur résiduelle, minorée de l’indemnité payée par l’assurance.

Le seul moyen de se prémunir contre ce risque consiste à souscrire une assurance complémentaire, dite de "perte financière", ce qui renchérit le coût du montage.

Le crédit "non affecté"

Avec le crédit "non affecté", ou prêt personnel, l’emprunteur dispose en toute liberté de la somme empruntée. La formule présente l’avantage de la souplesse et elle affiche des taux d’intérêt en général inférieurs à ceux qui sont appliqués pour les prêts affectés.

Le crédit "non affecté" consiste à souscrire un emprunt auprès d’une banque et à le rembourser par mensualités pendant une durée précise. Nul besoin de justifier l’emploi prévu des sommes empruntées.

La banque accordera - ou pas - le crédit au vu de la solvabilité de son client (sa capacité à rembourser).

Le crédit renouvelable

Autre option, le crédit renouvelable ou permanent (dit aussi "revolving"). Ici, le consommateur se voit octroyer une réserve d’argent, utilisable à sa guise, pour y piocher au rythme de ses besoins.

Elle est renouvelée automatiquement au fur et à mesure des remboursements : le client paie des intérêts sur la partie du crédit qu’il utilise, en réglant des mensualités définies à l’ouverture du compte (modifiables en cours de contrat), en général d’un montant relativement peu élevé.

Ce dispositif est particulièrement visé par la réforme du "crédit responsable".

Le crédit permanent

Plus la mensualité est faible, plus le remboursement du capital s’allonge et plus le crédit devient coûteux. Ces contrats ont une durée d’un an renouvelable, l’emprunteur devant être prévenu des conditions de reconduction trois mois avant l’échéance.

Facile d’emploi, adapté à de petits achats imprévus de la vie quotidienne, le crédit permanent est souvent proposé par les enseignes de distribution, via leurs cartes privatives - à ne pas confondre avec les cartes de fidélité.

Une grande vigilance s'impose

Pratique, le crédit permanent doit être suivi avec une grande vigilance. Avec des TEG variant de 15 à 21 %, la formule se révèle nettement plus onéreuse qu’un prêt classique.

Et il est difficile de connaître le coût réel du crédit puisqu’il dépend du montant des mensualités et que son taux est soit fixe, soit variable en fonction de la somme restant due ou du mode de remboursement choisi.

Le danger consiste surtout à multiplier les crédits, en se laissant emporter par des engagements de mensualités excessifs. Pour réduire la facture, il est souvent conseillé d’accélérer le rythme des remboursements, comme le permettent les contrats.

Négocier un découvert avec sa banque

Des besoins de trésorerie passagers, des fins de mois difficiles qui font plonger le compte bancaire dans le rouge ? Mieux vaut réagir dès que possible et en discuter avec

son conseiller.

En effet, faute d’accord, la banque facture à la fois des agios à un taux non négocié et des commissions pour opération débitrice.

Pour éviter cette double sanction, il est possible de négocier un découvert, systématiquement établi par écrit : simple facilité de caisse pour couvrir un passage à vide de petite importance et de courte durée (500 e pendant une quinzaine de jours par exemple) ou découvert autorisé, octroyé pour un montant plus élevé et une durée un peu plus longue, mais inférieure à trois mois, délai à partir duquel tout prêt est considéré comme un crédit à la consommation.

En savoir plus sur le crédit conso

  • www.lafinancepourtous.com  : site pédagogique d‘aide à la gestion du budget et à la compréhension des produits financiers, piloté par l’Institut pour l’éducation financière du public. Taper "Crédit" dans le moteur de recherche.
  • www.lesclesdelabanque.fr  : le site grand public de la Fédération bancaire française propose plusieurs fiches techniques sur le crédit. Dans la colonne de gauche, sous l’intitulé "Thématique", cliquer sur "Emprunter".
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