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La vie de couple, un combat permanent avec l'autre

La vie de couple, un combat permanent avec l'autre

  • Actualisé le mardi 9 octobre 2007

Dans le couple, chacun arrive avec son éducation et ses petites manies. Les habitudes de l'autre peuvent parfois provoquer un certain agacement, qu'il faut apprendre à surmonter.

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Chaussettes sales au milieu du salon, tube de dentifrice jamais refermé, lumière allumée dans toutes les pièces "style château de Versailles"... Voici le genre de petites choses qui peuvent provoquer l'irritabilité de monsieur ou de madame…

"Des milliers de dissonances sont à l'œuvre dans tous les couples. Elles sont tout simplement le signe que le processus d'unification s'est mis en branle", constate Jean-Claude Kaufmann, auteur du livre "Agacements, les petites guerres du couple". Et personne n'y échappe.

Chacun pense détenir la vérité

L'homme et la femme veulent faire plus qu'un couple, avec une seule façon de penser et de faire. Dans l'euphorie de la rencontre, ils ont oublié que chacun arrive avec son histoire, son éducation et ses modèles, qui le rendent à la fois singulier et quelquefois "étrange" aux yeux de l'autre. En plus, chacun est persuadé d'être le détenteur de la seule et unique bonne façon de ranger, de parler ou de conduire !

Au palmarès des agacements, on retrouve le rapport au temps ("Elle est toujours en retard"), la place des objets ("Elle ne sait jamais où elle a posé ses clefs"), le partage du travail domestique ("Il ne voit même pas que la poubelle est pleine") et l'argent ("Il craque pour tous les nouveaux gadgets").

Chaussettes sales au milieu du salon, tube de dentifrice jamais refermé, lumière allumée dans toutes les pièces "style château de Versailles"... Voici le genre de petites choses qui peuvent provoquer l'irritabilité de monsieur ou de madame…

"Des milliers de dissonances sont à l'œuvre dans tous les couples. Elles sont tout simplement le signe que le processus d'unification s'est mis en branle", constate Jean-Claude Kaufmann, auteur du livre "Agacements, les petites guerres du couple". Et personne n'y échappe.

Chacun pense détenir la vérité

L'homme et la femme veulent faire plus qu'un couple, avec une seule façon de penser et de faire. Dans l'euphorie de la rencontre, ils ont oublié que chacun arrive avec son histoire, son éducation et ses modèles, qui le rendent à la fois singulier et quelquefois "étrange" aux yeux de l'autre. En plus, chacun est persuadé d'être le détenteur de la seule et unique bonne façon de ranger, de parler ou de conduire !

Au palmarès des agacements, on retrouve le rapport au temps ("Elle est toujours en retard"), la place des objets ("Elle ne sait jamais où elle a posé ses clefs"), le partage du travail domestique ("Il ne voit même pas que la poubelle est pleine") et l'argent ("Il craque pour tous les nouveaux gadgets").

Qui est l'énervé en chef du couple ?

Dans chaque couple, il y en a un qui s'énerve plus facilement et plus souvent que l'autre, la femme en général. Sans doute parce que c'est elle qui gère davantage la maison, les enfants, les vacances… Elle reproche à son conjoint de trop peu s'investir dans la vie de famille, de "prendre la fuite" au moindre problème, de ne pas montrer l'exemple aux enfants ou tout simplement de ne pas faire d'effort.

Finalement, le plus souvent, chacun reste sur ses positions ou plutôt avec ses modèles et ses habitudes d'avant la vie en couple. "Chassez le naturel, il revient au galop…", diraient certains. L'amour ne peut pas tout, ne change pas tout. Il donne juste l'envie de se rapprocher de l'autre, très vite.

Des portes de sortie honorables

L'essentiel est de trouver une porte de sortie honorable pour chaque conjoint. Et là, il y a presque autant de tactiques amoureuses que de couples pour traiter la crise. Certaines boudent, d'autres se lancent dans le repassage ou le ménage pour noyer leur énervement dans l'action, d'autres encore compensent avec une barre de chocolat. Les hommes partent plutôt faire un tour en moto ou vont courir "pour se calmer".

Chacun trouve sa stratégie, celle qui est à la fois efficace pour ne pas entrer dans une guerre ouverte, pour se calmer et pour être capable de revenir vers celui ou celle qui vous a tant agacé. L'idéal est d'en parler plus tard, en terrain neutre de préférence, pour ne pas laisser s'installer une insatisfaction profonde qui menacerait la relation amoureuse.

Favoriser l'échange

Au fil du temps, les petits agacements sont naturels entre conjoints. Ils ne menacent pas la relation amoureuse, mais le bonheur du couple. Ils révèlent en général un manque d'échanges entre les deux partenaires.

Il faut d'abord commencer par se demander pourquoi ce que l'autre fait, ou ne fait pas, nous plonge dans une telle irritation. Est-ce la peur de ce que vont penser les amis face à une maison désordonnée, la crainte de ne pas être à la hauteur de son père (ou de sa mère), la sensation que l'autre ne vous aime plus ou ne fait pas d'efforts, la colère d'être mis(e) constamment en échec ?

En ressortir plus soudés

Lorsqu'on a compris, il est important de le lui dire. Le partenaire pourra alors à son tour expliquer ce qu'il ressent. Il ne faut pas en attendre un changement radical de comportement, mais cet échange de points de vue permettra à l'un de prendre conscience de l'importance toute relative de ce qui l'agace, et à l'autre de mieux prendre en compte la souffrance de son conjoint, et donc peut-être de faire quelques concessions.

Si ces agacements sont inévitables, il est tout à fait possible de les surmonter et d'en ressortir plus forts, plus soudés même. Ce que Jean-Claude Kaufmann résume ainsi : "La vie de couple est un combat permanent ; ce qui retient et attire doit dominer ce qui repousse et agace." Un art de la diplomatie...

reactions (1)
  • S'aimer ce n'est pas un combat !!! S'aimer c'est partager et cheminer à deux vers l'harmonie. par Rosa / mardi 22 janvier 2008

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