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Cauchemars : les parents doivent-ils s'inquiéter ?
- Actualisé le mardi 23 octobre 2007
Les mauvais rêves sont indispensables pour l'épanouissement de l'enfant. Seules certaines formes spectaculaires de terreurs nocturnes méritent qu'on s'alarme.
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Des mauvais rêves inéluctables
"Fais de beaux rêves", disent à leurs bambins tous les parents, car chacun sait qu'un sommeil paisible prédispose au bien-être. On oublie souvent que les rêves, comme les cauchemars, ont une fonction précise. Ils permettent d'évacuer la nuit ce qui fait peur le jour.
"Au cours de la phase du sommeil paradoxal, celui des rêves, l'enfant peut faire des cauchemars à partir du moment où il est capable de mettre des mots sur une image", explique Lyliane Nemet-Pier, psychanalyste et pédiatre. Vers 2 ans et plus fréquemment entre 3 et 6 ans, "ces mauvais rêves sont inéluctables", ajoute-t-elle.
Des mauvais rêves inéluctables
"Fais de beaux rêves", disent à leurs bambins tous les parents, car chacun sait qu'un sommeil paisible prédispose au bien-être. On oublie souvent que les rêves, comme les cauchemars, ont une fonction précise. Ils permettent d'évacuer la nuit ce qui fait peur le jour.
"Au cours de la phase du sommeil paradoxal, celui des rêves, l'enfant peut faire des cauchemars à partir du moment où il est capable de mettre des mots sur une image", explique Lyliane Nemet-Pier, psychanalyste et pédiatre. Vers 2 ans et plus fréquemment entre 3 et 6 ans, "ces mauvais rêves sont inéluctables", ajoute-t-elle.
L'enfant accède à l'inconscient
Jacqueline Louis, spécialiste du sommeil à l'Inserm, suggère qu'ils seraient même "la première forme élaborée du rêve". Autrement dit, il faudrait cauchemarder pour apprendre à bien rêver.
"C'est ainsi que l'enfant accède à l'inconscient et au refoulé", explique-t-elle. Ils sont le signe qu'un petit grandit et prend conscience de son environnement, c'est le début de la socialisation.
De fait, voilà que dragons, sorcières, monstres de tout poil peuplent son imaginaire, ses livres… et ses nuits. Il affectionne les histoires à faire peur, qui elles-mêmes servent d'exutoire à ses angoisses.
La mise en scène des sentiments
Certaines sources de stress sont faciles à repérer - une rentrée scolaire, un déménagement, un conflit familial - quand d'autres s'avèrent moins visibles. "L'enfant met aussi en scène ses désirs, ses fantasmes, des sentiments plus ambivalents", prévient le Dr Nemet-Pier.
Ainsi, tous les enfants ont des sentiments de haine et d'amour envers leurs proches. Voilà qui a de quoi provoquer un véritable conflit intérieur.
Isabelle était convaincue que sa fille aînée, Claire, 4 ans, accueillait sans ambiguïté sa petite sœur. "Elle était tellement gentille que je n'ai pas soupçonné sa jalousie et encore moins le rapport avec ses nuits agitées de plus en plus nombreuses. C'est mon mari qui lui en a parlé." L'effet a été presque immédiat et aujourd'hui, Claire dort bien.
Dédramatiser
D'où l'importance de dédramatiser ces frayeurs nocturnes, surtout en les faisant s'exprimer par des mots, sans forcément chercher à analyser les moindres instants de la vie quotidienne.
D'autant que de simples cauchemars peuvent, à la longue, se transformer en troubles du sommeil et provoquer des situations capables de mettre en péril l'équilibre familial. Si une frayeur intense peut amener l'enfant à refuser de se recoucher seul et qu'il soit nécessaire de rester près de lui, vous devez le conduire en consultation.
Terreurs nocturnes : une consultation chez un spécialiste
Spectaculaires, ces terreurs surviennent en général durant les premières heures de la nuit, pendant la phase de sommeil profond. L'enfant se dresse sur son lit, en larmes, il hurle, son corps se raidit, agité de soubresauts. Il est pourtant endormi et, après quelques minutes, il reprend paisiblement le fil de sa nuit.
Là encore, ces manifestations sont peut-être la seule manière que les enfants ont d'exprimer leur stress, disent les spécialistes. Si ces terreurs persistent, un psychologue saura dénouer les fils inconscients qui mènent à ces troubles du sommeil. Et la rêve partie reprendra de plus belle...








