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Mes enfants se disputent, que faire ?

Mes enfants se disputent, que faire ?

  • Actualisé le lundi 19 février 2007

Bagarres, jalousies, méchancetés... les frères et soeurs peuvent être très durs entre eux. Et les parents ne savent pas toujours comment gérer ces relations conflictuelles...

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Un frère et une soeur qui se disputent, c'est logique ! Ils sont rivaux puisqu'ils sont contraints de partager l'amour des mêmes parents.

Ainsi, lorsque la différence d'âge entre l'aîné et le cadet est supérieure à trois ans, l'aîné vit souvent mal l'attention soudaine portée au nouveau venu. Quant au cadet, il envie les prérogatives "injustes" accordées au plus grand. Lorsque l'écart d'âge est faible au contraire, les frères et sœurs se chamaillent, car ils sont sur le même terrain, dans une situation de constante rivalité.

Les disputes sont normales, mais il faut poser des limites

Les disputes entre frères et sœurs sont donc normales. Mais elles sont toujours difficiles à vivre pour les parents. D'autant plus qu'elles les renvoient à leurs propres conflits familiaux non soldés. Les parents ont en outre du mal à admettre que leurs enfants n'aient pas l'un pour l'autre l'amour inconditionnel qu'ils leur portent à chacun.

Selon Jeanne Bell, psychologue, pour éviter que les chamailleries ne virent au pugilat, il importe avant tout de poser des règles claires. "Les enfants doivent savoir qu'ils n'ont pas le droit de porter la main sur l'autre, sans quoi ils encourent une punition. De même, il faut leur apprendre à mesurer le sens des mots et interdire les insultes."

Un frère et une soeur qui se disputent, c'est logique ! Ils sont rivaux puisqu'ils sont contraints de partager l'amour des mêmes parents.

Ainsi, lorsque la différence d'âge entre l'aîné et le cadet est supérieure à trois ans, l'aîné vit souvent mal l'attention soudaine portée au nouveau venu. Quant au cadet, il envie les prérogatives "injustes" accordées au plus grand. Lorsque l'écart d'âge est faible au contraire, les frères et sœurs se chamaillent, car ils sont sur le même terrain, dans une situation de constante rivalité.

Les disputes sont normales, mais il faut poser des limites

Les disputes entre frères et sœurs sont donc normales. Mais elles sont toujours difficiles à vivre pour les parents. D'autant plus qu'elles les renvoient à leurs propres conflits familiaux non soldés. Les parents ont en outre du mal à admettre que leurs enfants n'aient pas l'un pour l'autre l'amour inconditionnel qu'ils leur portent à chacun.

Selon Jeanne Bell, psychologue, pour éviter que les chamailleries ne virent au pugilat, il importe avant tout de poser des règles claires. "Les enfants doivent savoir qu'ils n'ont pas le droit de porter la main sur l'autre, sans quoi ils encourent une punition. De même, il faut leur apprendre à mesurer le sens des mots et interdire les insultes."

Ne pas prendre parti

En dehors de ces cas extrêmes, pour les psychologues, mieux vaut éviter de s'immiscer et surtout de prendre parti dans une dispute dont il est quasi impossible de connaître l'origine exacte. "Au-delà des motifs invoqués, l'enjeu réel est presque toujours notre amour, explique ainsi Jeanne Bell. En prenant la défense de l'un, nous risquons donc d'exacerber le sentiment d'injustice de l'autre."

Trouver un terrain d'entente

L'intervention peut toutefois se justifier par une approche constructive. Les parents peuvent par exemple inciter leurs enfants à négocier pour trouver un terrain d'entente.

Parfois, les parents sont amenés à intervenir pour se protéger eux-mêmes. Fatigués par leur journée, ils peuvent aspirer à un peu de sérénité et ordonner à leurs enfants de poursuivre leur dispute dans leur chambre ou dans le jardin. Et, si les éclats de voix se poursuivent à table, les forcer au silence le temps du repas pour régler leur différend après.

Aider chacun à construire son territoire

Au-delà de la gestion du conflit lui-même, il faut aider chacun à construire son propre territoire, pour sortir de la logique de comparaison. Bien sûr, cet objectif est plus facile à atteindre si chacun peut s'isoler dans sa chambre. Mais on peut aussi aider deux frères à dépasser leur rivalité en les orientant vers des activités sportives différentes où chacun donnera la mesure de ses capacités.

En tout état de cause, il faut toujours se garder de hiérarchiser et de valoriser la réussite de l'un au détriment de l'autre. Autre clé : consacrer du temps séparément à chacun de ses enfants.

Ne pas dramatiser

Enfin, il ne faut pas dramatiser les conflits. En dehors du cercle familial, des frères et sœurs "ennemis" se révèlent souvent solidaires. Les années aidant, une complicité peut s'installer et perdurer quand ils deviennent à leur tour parents.

Article actualisé le 19 février 2007

L'avis de Danielle Dalloz, psychanaliste

Beaucoup de parents ont une vision angélique de la famille et, par conséquent, vivent mal les disputes entre leurs enfants. Les affrontements entre frères et sœurs sont pourtant normaux et nécessaires.

La fratrie est en effet le creuset fondateur dans lequel on apprend à "se frotter" à l'autre, ce qui ne va pas de soi. Dans un premier temps, les enfants revendiquent la même place dans la famille et sont donc jaloux de tout ce que possède l'autre. Ce sentiment est constructif, car il les pousse à s'intéresser à autrui. Au fil du temps, ils apprennent ainsi à se différencier et comprennent que chacun peut avoir son territoire sans empiéter sur celui de l'autre.
La fratrie est un lieu formidable pour apprendre à gérer les conflits. La façon dont on s'est confronté à ses frères et sœurs se retrouve dans la manière dont, adulte, on gère ses relations avec les autres, y compris au sein de l'entreprise.
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