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Attaque cérébrale : comment l'éviter ?

Attaque cérébrale : comment l'éviter ?

  • Actualisé le jeudi 23 novembre 2006

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC), moins connus que les infarctus du myocarde, sont fréquents chez les individus ayant dépassés la soixantaine. Mais, sa prise en charge a progressé, et sait désormais meiux les prévenir.

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L'AVC (accident vasculaire cérébral) frappe chaque année environ 130 000 personnes en France. C'est la troisième cause de mortalité (après le cancer et les maladies cardiaques) et, dans le dernier tiers de la vie, sa fréquence double à chaque décennie. Mais un quart des attaques cérébrales se produisent aussi avant 65 ans et une sur dix avant 45 ans.

Les troubles vasculaires du cerveau peuvent avoir deux origines, diamétralement opposées : hémorragie ou vaisseau bouché. Les médecins doivent lever le doute de toute urgence (en pratiquant un scanner) car les traitements, évidemment, ne sont pas les mêmes.

Maux de tête violents : risque d'hémorragie

Les hémorragies sont moins fréquentes (environ 20 % des cas).

Rupture d'anévrisme

Lorsqu'elles touchent des sujets jeunes (30-40 ans), il s'agit généralement d'une rupture d'anévrisme. Une artère fragile se dilate au fil des ans, au point de former un petit sac, qui continue de se distendre et finit par rompre. Si on est admis rapidement dans un service de chirurgie neurovasculaire, les médecins peuvent réussir à stopper l'hémorragie en bouchant, collant ou agrafant le petit sac rompu. Encore faut-il savoir reconnaître les signes de cette hémorragie superficielle : un terrible mal de tête, des vomissements, une nuque raide.

Hémorragies profondes

Beaucoup plus fréquentes, les autres hémorragies du cerveau, dites profondes, surviennent en cas d'hypertension mal soignée : une artériole cède et se déchire, entraînant la paralysie de certaines parties du corps, des troubles de l'équilibre, de la vision ou du langage, selon la région atteinte. Dans la grande majorité des cas cependant, les mêmes symptômes relèvent d'un autre accident : un caillot est venu obstruer une artère.

L'AVC (accident vasculaire cérébral) frappe chaque année environ 130 000 personnes en France. C'est la troisième cause de mortalité (après le cancer et les maladies cardiaques) et, dans le dernier tiers de la vie, sa fréquence double à chaque décennie. Mais un quart des attaques cérébrales se produisent aussi avant 65 ans et une sur dix avant 45 ans.

Les troubles vasculaires du cerveau peuvent avoir deux origines, diamétralement opposées : hémorragie ou vaisseau bouché. Les médecins doivent lever le doute de toute urgence (en pratiquant un scanner) car les traitements, évidemment, ne sont pas les mêmes.

Maux de tête violents : risque d'hémorragie

Les hémorragies sont moins fréquentes (environ 20 % des cas).

Rupture d'anévrisme

Lorsqu'elles touchent des sujets jeunes (30-40 ans), il s'agit généralement d'une rupture d'anévrisme. Une artère fragile se dilate au fil des ans, au point de former un petit sac, qui continue de se distendre et finit par rompre. Si on est admis rapidement dans un service de chirurgie neurovasculaire, les médecins peuvent réussir à stopper l'hémorragie en bouchant, collant ou agrafant le petit sac rompu. Encore faut-il savoir reconnaître les signes de cette hémorragie superficielle : un terrible mal de tête, des vomissements, une nuque raide.

Hémorragies profondes

Beaucoup plus fréquentes, les autres hémorragies du cerveau, dites profondes, surviennent en cas d'hypertension mal soignée : une artériole cède et se déchire, entraînant la paralysie de certaines parties du corps, des troubles de l'équilibre, de la vision ou du langage, selon la région atteinte. Dans la grande majorité des cas cependant, les mêmes symptômes relèvent d'un autre accident : un caillot est venu obstruer une artère.

Dissoudre le caillot dans les trois heures

Dans la grande majorité des cas d'accidents cérébraux, les mêmes symptômes que l'hémorragie sont dus à un caillot qui est venu obstruer une artère.

Appeler le Samu

Il faut appeler aussitôt les pompiers ou le Samu afin que la victime soit amenée au plus vite dans un hôpital disposant d'un centre spécialisé. On injecte un médicament appelé thrombolytique parce qu'il dissout le thrombus (nom savant du caillot). Mais c'est une course contre la montre : le médecin dispose de trois heures seulement pour agir. Il faut savoir que plus vite l'artère est débouchée, moins la zone du cerveau atteinte sera importante...

Intervenir sur les facteurs risques

Les facteurs de risque sont notamment : trouble cardiaque à l'origine de la formation de caillots dans le cœur, qui peuvent migrer au cerveau, diabète, cholestérol et, par-dessus tout, hypertension artérielle (70 % des victimes d'accidents vasculaires cérébraux sont hypertendues). Traiter correctement l'hypertension, grâce aux médicaments bêtabloquants ou à une molécule telle que losartan, suffirait à faire reculer le danger.

Identifier les signes annonciateurs

Environ un tiers des malades connaissent une alerte avant un infarctus cérébral, un accident transitoire qui apparaît brutalement et dure de trente secondes à dix minutes :

paralysie passagère frappant le même côté du corps (un bras, une jambe ou le visage), troubles du langage ou de la compréhension, baisse brutale de la vision d'un œil ou vision double…
Ces signes prémonitoires sont, hélas, souvent négligés. On se cogne, on tombe, et l'on ne comprend pas pourquoi. On n'a pas conscience qu'un œil ne voyait pas ou qu'une jambe a eu une faiblesse. Le généraliste lui-même met souvent ces mini-attaques sur le compte d'un malaise.

Aller aux urgences

Il ne faut pas hésiter à consulter en urgence dans un service de neurologie qui prescrira un certain nombre d'examens : prise de sang, échographie-doppler, électrocardiogramme. Un traitement peut être instauré pour éviter l'accident grave.

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