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Différencier un virus d'une bactérie

Différencier un virus d'une bactérie

  • Publié le mardi 10 novembre 2009

Infiniment petits, visibles seulement au microscope, les microbes sont partout : dans l’air, le sol, l’eau, sur notre peau, et peuvent même s’insinuer dans notre corps. Ils sont cependant très différents. C’est pourquoi, quand ils nous rendent malades, ils ne se soignent pas de la même façon.

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Quoique composée d’une seule cellule, la bactérie est une petite usine autonome qui se multiplie par division. Plus "primitif", le virus doit détourner les outils de nos propres cellules pour fabriquer ses constituants.

Quand le système immunitaire est affaibli

Toute substance identifiée comme étrangère par notre corps est immédiatement détruite par des globules blancs. Après avoir absorbé l’indésirable, ces lymphocytes "tueurs" en présentent des fragments à d’autres lymphocytes qui fabriquent des anticorps capables à l’avenir de neutraliser l’ennemi. Si nous tombons malades, c’est que notre système immunitaire, affaibli par la fatigue, le stress, ne parvient plus à détruire les hôtes indésirables.

Certains microbes sont plus ou moins virulents - mieux vaut attraper le virus du rhume plutôt que celui du sida - ou investissent des zones où ils ne devraient pas pénétrer. Lorsqu’une bactérie s’insinue dans le liquide céphalo-rachidien, elle provoque une méningite, car notre organisme ne peut se défendre à cet endroit.

Quoique composée d’une seule cellule, la bactérie est une petite usine autonome qui se multiplie par division. Plus "primitif", le virus doit détourner les outils de nos propres cellules pour fabriquer ses constituants.

Quand le système immunitaire est affaibli

Toute substance identifiée comme étrangère par notre corps est immédiatement détruite par des globules blancs. Après avoir absorbé l’indésirable, ces lymphocytes "tueurs" en présentent des fragments à d’autres lymphocytes qui fabriquent des anticorps capables à l’avenir de neutraliser l’ennemi. Si nous tombons malades, c’est que notre système immunitaire, affaibli par la fatigue, le stress, ne parvient plus à détruire les hôtes indésirables.

Certains microbes sont plus ou moins virulents - mieux vaut attraper le virus du rhume plutôt que celui du sida - ou investissent des zones où ils ne devraient pas pénétrer. Lorsqu’une bactérie s’insinue dans le liquide céphalo-rachidien, elle provoque une méningite, car notre organisme ne peut se défendre à cet endroit.

Les antibiotiques s'attaquent aux bactéries

Les antibiotiques neutralisent les bactéries, mais nous sommes plus démunis face aux virus : vu qu’ils parasitent nos propres cellules, difficile de les attaquer sans nuire à notre organisme. Heureusement, notre corps terrasse tout seul la plupart d’entre eux. Un rhume disparaît ainsi comme il est venu au bout de huit jours, traité ou non.

En matière de grippe, mononucléose, oreillons, seuls des traitements contre la fièvre ou les complications sont recevables. Et les chercheurs parviennent à empêcher que les nouveaux virus ne quittent la cellule qu’ils ont exploitée pour se former et propagent ainsi ­l’infection. C’est l’action du Tamiflu ® contre la grippe saisonnière ou la grippe A/H1N1.

L'apparition de nouveaux virus

Grippes "aviaire" et "porcine", Sida ou fièvres hémorragiques d’Afrique (Ebola) : ces virus ne sont pas nouveaux. Ils infectaient depuis longtemps des animaux qui s’y sont adaptés. Mais l’homme moderne voyage. Si nous rencontrons un agent pathogène pour la toute première fois, nous y sommes extrêmement sensibles.

Exemple : la "tourista", dont les microbes nous accablent alors que les autochtones y sont habitués. Notre immunité ne s’améliore qu’au fil du temps, alors que la réplication extrêmement rapide des microbes leur confère une adaptabilité sans égale, qui nous prend souvent de vitesse.

Une bactérie responsable de plusieurs maladies

La plupart des bactéries sont utiles. Seulement 3 % provoquent des maladies, dont les symptômes dépendent de l’endroit où le microbe a pénétré. Le streptocoque, par exemple, peut déclencher une angine, des maladies cutanées, ou, beaucoup plus grave, atteindre le cœur. En outre, certaines maladies, comme l’angine ou la méningite, peuvent être dues soit à une bactérie, soit à un virus.

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