Pour aller plus loin
Vaccins : obligatoires ou recommandés ?
- Actualisé le lundi 1 octobre 2007
La vaccination a permis en France de faire reculer les grands fléaux infectieux et de réduire le taux de mortalité, notamment chez les plus jeunes. Pourtant, on voit réapparaître des cas de coqueluche et de turberculose.
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Un calendrier vaccinal est publié tous les ans par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France. Seuls quatre vaccins sont obligatoires : tuberculose (BCG), dès l'entrée en crèche ou le placement chez une assistante maternelle, et diphtérie, tétanos et polio (DTP). D'autres sont cependant "vivement recommandés" : coqueluche et hæmophilus influenzae B (les deux sont souvent associés au DTP), rougeole-oreillons-rubéole (ROR) et l'hépatite B.
A quel moment se faire vacciner ?
La coqueluche.
Quatre injections à 2, 3, 4 et 16/18 mois. Rappel à 11-13 ans. Le vaccin est remboursé par la Sécurité sociale à 65 %.BCG.
Première injection à 1 mois pour les nourrissons gardés en crèche ou par une assistance maternelle, ou entre 3 et 6 ans. Rappel tant que le test tuberculinique est négatif.Rougeole-oreillons-rubéole (ROR).
À partir de 12 mois.Diphtérie-tétanos-polio (DTP).
Il s'effectue avant 18 mois en trois injections, à un mois d'intervalle.Antihaemophilus.
À partir de 12 mois, trois injectionsà un mois d'intervalle.
Hépatite B.
À partir de 2 mois, en trois injections.Un calendrier vaccinal est publié tous les ans par le Conseil supérieur d'hygiène publique de France. Seuls quatre vaccins sont obligatoires : tuberculose (BCG), dès l'entrée en crèche ou le placement chez une assistante maternelle, et diphtérie, tétanos et polio (DTP). D'autres sont cependant "vivement recommandés" : coqueluche et hæmophilus influenzae B (les deux sont souvent associés au DTP), rougeole-oreillons-rubéole (ROR) et l'hépatite B.
A quel moment se faire vacciner ?
La coqueluche.
Quatre injections à 2, 3, 4 et 16/18 mois. Rappel à 11-13 ans. Le vaccin est remboursé par la Sécurité sociale à 65 %.BCG.
Première injection à 1 mois pour les nourrissons gardés en crèche ou par une assistance maternelle, ou entre 3 et 6 ans. Rappel tant que le test tuberculinique est négatif.Rougeole-oreillons-rubéole (ROR).
À partir de 12 mois.Diphtérie-tétanos-polio (DTP).
Il s'effectue avant 18 mois en trois injections, à un mois d'intervalle.Antihaemophilus.
À partir de 12 mois, trois injectionsà un mois d'intervalle.
Hépatite B.
À partir de 2 mois, en trois injections.Vaccins contre le rotavirus et la varicelle : vivement conseillés
Le vaccin contre le rotavirus, responsable des gastro-entérites aiguës déclenchant des diarrhées sévères, peut être proposé depuis cet automne. Le vaccin Rotarix se présente sous forme buvable et pourra être administré dès 6 semaines sur prescription médicale.
Le vaccin contre la varicelle (le réseau de surveillance de l'Inserm
a déjà observé des foyers régionaux d'activité dite "intense" en Limousin, Corse, Bretagne, Pays de la Loire, Auvergne, Rhône- Alpes). Une seule injection est nécessaire pour les enfants de 1 à 12 ans, deux injections (à six à dix semaines d'intervalle) à partir de 13 ans.Ces deux vaccins ne figurant pas dans le calendrier vaccinal, ils ne sont pour l'instant pas remboursés par la Sécurité sociale.
Tuberculose : le BCG n'est plus obligatoire
Depuis juillet 2007, la vaccination par le BCG pour les enfants et les adolescents n'est plus obligatoire.
La vaccination par le BCG reste toutefois indiquée pour les enfants et les adolescents jusqu'à l'âge de 15 ans qui répondent à au moins l'un des critères suivants :
- enfants nés ou ayant séjourné dans des pays de forte endémie,
- enfants ayant des antécédents familiaux de tuberculose,
- enfants résidant en Ile-de-France ou en Guyane,
- enfants dans toute situation jugée par le médecin à risque d'exposition au bacille tuberculeux, notamment ceux qui vivent dans des conditions de logement défavorables.
Coqueluche : protéger les nourrissons
La coqueluche est une maladie très contagieuse, parfois mortelle, causée par une bactérie qui se transmet par voie aérienne. Elle se manifeste par une toux persistante et une légère fièvre. En France, 2 000 cas sont recensés chaque année, dont deux tiers d'enfants. Plus inquiétant : la coqueluche est aujourd'hui la première cause de mortalité par infection bactérienne chez les nourrissons de moins de 2 mois. Comment sont-ils contaminés ?
Le Dr Antoine Flahault, épidémiologiste et responsable du réseau Sentinelles à l'Inserm, explique que la transmission de la maladie ne s'effectue plus d'enfant à enfant : "Ce sont les adolescents ou même les jeunes parents qui transmettent la maladie au nouveau-né bien avant sa vaccination."
Cela a conduit le Comité technique des vaccinations à introduire, en 1998, une injection de rappel, non obligatoire, vers 11-13 ans. Faut-il envisager un rappel vaccinal chez l'adulte ? En attendant, les parents doivent veiller à protéger leur nouveau-né de tout contact avec une personne souffrant d'une toux persistante.
Méningites virales et méningites bactériennes
La méningite est une maladie rare dont les conséquences peuvent être dramatiques. Les méningites virales, relativement fréquentes, restent bénignes. Les méningites bactériennes sont graves et doivent être rapidement traitées par antibiotiques.
La méningite à pneumocoques est fréquente en hiver, surtout pendant les épidémies de grippe. Très dangereuse pour les nourrissons, les personnes âgées ou fragiles, elle se transmet par voie aérienne. Un traitement par antibiotiques existe, mais le pneumocoque semble y développer une résistance. D'où la nécessité de prévenir la maladie par un vaccin, y compris pour les petits.
Depuis l'an dernier, un nouveau vaccin, destiné aux moins de 2 ans, est disponible. Mais, en raison de son coût, les médecins hésitent à le proposer aux parents. Ce qui devrait changer avec le remboursement du vaccin, prévu dans les prochains mois.
Plus connue, la méningite à méningocoques, souvent mortelle, touche particulièrement les 0-24 ans, avec deux pics : 0-4 ans et 15-19 ans. Très contagieuse, elle se transmet essentiellement par la toux et les éternuements.
Devant la multiplication des cas et le développement d'une résistance à la pénicilline, la vaccination préventive pourrait être envisagée. C'est ce qui s'est pratiqué en janvier 2001 dans le Puy-de-Dôme après l'apparition de quinze cas d'infections à méningocoques. Généraliser une telle vaccination est pourtant difficile, car il existe trois types de bactéries, A, B et C. Or, seul le type C bénéficie d'un vaccin. En France, 60 à 70 % des méningites à méningocoques sont du groupe B.
C'est pourquoi le principal traitement reste, pour le malade et toutes les personnes ayant été en contact avec lui, les antibiotiques. Cependant, pour les méningites A et C, le traitement préventif de l'entourage est complété par une vaccination. La vaccination est recommandée pour les enfants de plus de 18 mois et les personnes voyageant dans les zones tropicales. Certains parents prennent également l'initiative de vacciner leur enfant.
Un "pansement anesthésiant" pour atténuer la douleur
Il est difficile pour les parents de voir leur bébé subir des piqûres. Pour
que cela se passe au mieux, n'hésitez pas à demander au médecin un "pansement anesthésiant" à appliquer une ou deux heures avant l'acte. Votre enfant ne sentira rien. Ce n'est hélas pas possible pour le vaccin BCG.







