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Gérer un conjoint hyperactif

Gérer un conjoint hyperactif

  • Actualisé le jeudi 15 février 2007

Votre conjoint est un hyperactif ? Vous devez trouver votre place dans ce rythme infernal et imposer vos envies.

Sommaire de l'article : page 1 / 3

Certains individus ont besoin d'être toujours en mouvement, ils sont sans cesse en train d'agir et ne peuvent pas rester sans rien faire. Mais ce besoin de multiplier les activités peut s'avérer étouffant et culpabilisant pour les proches qui ne peuvent et/ou ne veulent pas suivre.

"Le besoin permanent de faire des choses s'apparente souvent au désir de tout contrôler. Ce qui réduit d'autant l'espace de liberté du partenaire", confirme Marie Haddou, psychologue et auteur de "Halte au surmenage" aux éditions Flammarion.

Savoir préserver son rythme

Ce qui est supportable l'espace de quelques semaines l'est beaucoup moins à longueur d'année. "Le conjoint d'un hyperactif doit préserver son rythme sans se laisser entraîner dans le tourbillon de l'autre, souligne Marie Haddou. L'hyperactif est souvent moteur, mais l'autre doit aussi faire valoir ses projets et ses aspirations pour réguler la vie commune." Ainsi, Louise, 60 ans, a décidé un jour de limiter le nombre des "dîners en ville" imposés par son mari.

Préserver son rythme, c'est aussi trouver une alternative au modèle du couple fusionnel. "Être un couple ne veut pas nécessairement dire tout faire ensemble et en même temps, précise Christine Brunet, psychologue. On peut se retrouver sur des projets ou des valeurs tout en conservant une liberté d'action."

Certains individus ont besoin d'être toujours en mouvement, ils sont sans cesse en train d'agir et ne peuvent pas rester sans rien faire. Mais ce besoin de multiplier les activités peut s'avérer étouffant et culpabilisant pour les proches qui ne peuvent et/ou ne veulent pas suivre.

"Le besoin permanent de faire des choses s'apparente souvent au désir de tout contrôler. Ce qui réduit d'autant l'espace de liberté du partenaire", confirme Marie Haddou, psychologue et auteur de "Halte au surmenage" aux éditions Flammarion.

Savoir préserver son rythme

Ce qui est supportable l'espace de quelques semaines l'est beaucoup moins à longueur d'année. "Le conjoint d'un hyperactif doit préserver son rythme sans se laisser entraîner dans le tourbillon de l'autre, souligne Marie Haddou. L'hyperactif est souvent moteur, mais l'autre doit aussi faire valoir ses projets et ses aspirations pour réguler la vie commune." Ainsi, Louise, 60 ans, a décidé un jour de limiter le nombre des "dîners en ville" imposés par son mari.

Préserver son rythme, c'est aussi trouver une alternative au modèle du couple fusionnel. "Être un couple ne veut pas nécessairement dire tout faire ensemble et en même temps, précise Christine Brunet, psychologue. On peut se retrouver sur des projets ou des valeurs tout en conservant une liberté d'action."

Du stress en perspective

Parfois, l'hyperoccupation traduit une culpabilité inconsciente (peur de mal faire, de ne pas faire ce qu'on aurait dû faire), génératrice de stress et d'insatisfaction. Or ce stress est contagieux. Pour conserver sa sérénité, le conjoint de l'hyperoccupé doit être capable de prendre conscience du stress généré par l'autre et de le tenir à distance.

On peut aussi aider l'hyperactif à relativiser et lui apprendre à se détendre en instaurant des moments d'échange, en organisant des week-ends à la campagne…

Enfin, les hyperactifs au travail sont dans une logique perfectionniste qui trouble parfois leur perception des enjeux réels. L'autre peut les aider en mettant du rationnel dans l'émotionnel, et en dédramatisant la situation, par le biais de l'humour, par exemple. On ne peut pas changer l'autre. Mais on peut l'aider à devenir son meilleur ami !

L'avis de Marie Haddou, psychologue

Les individus qui ne savent pas se poser sont souvent prisonniers d'une morale intériorisée qui associe l'oisiveté au péché et fait du travail l'unique mode d'épanouissement personnel ("Je trime donc je suis"). Cet état d'esprit est souvent lié au modèle familial qui pousse à reproduire l'hyperactivité de ses parents.

Le besoin de faire - y compris pour les autres - peut aussi traduire un besoin d'amour et de reconnaissance, voire, dans certains cas, de contrôle et de domination. Plus prosaïquement, la boulimie d'action est souvent liée à l'angoisse du vide : peur de s'ennuyer, de se poser des questions sur soi-même.

Enfin, l'action est un aiguillon. Les hyperactifs craignent, en levant le pied, de ne plus pouvoir redémarrer. L'action est une dynamique qui

s'auto-entretient.
reactions (2)
  • l'hyperactivité selon moi c'est surtout un signe d'anxiété avant tout. par N.S. / mercredi 23 janvier 2008
  • L'hyperactivité est un vrai souci pour la vie de famille car elle engendre un stress tres perturbant, notamment pour les enfants. par Caro34 / mercredi 23 janvier 2008

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