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Quelles cures thermales pour les enfants ?
- Publié le lundi 13 octobre 2008
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Une solution pour l'énurésie
Que faire pour les 11 % d’enfants qui ont un problème de pipi la nuit après 5 ans ? Les envoyer en cure ! Et souvent sans les parents. À Lons-le-Saunier, dans le Jura, une étude a montré 70 % d’amélioration. Outre les soins thermaux, ils apprennent à mieux connaître leur corps, grâce au sport et à la relaxation. De plus, une heure et demie après qu’ils se sont endormis, on les réveille pour qu’ils prennent la mesure de la pression de leur vessie et de leurs sphincters, et on les incite à aller aux toilettes tout seuls. Peu à peu, on supprime les couches et tout rentre dans l’ordre.
Faut-il accompagner son enfant ?
La présence des parents est souhaitable quand l’enfant est bébé ou très jeune (2-3 ans). Pour les plus grands, si une composante psychologique a un rôle dans la maladie (énurésie), la maison d’enfants est préférable. Les soins thermaux se font sous sa responsabilité avec des moniteurs diplômés. Dans les maisons ouvertes à l’année, les enfants sont scolarisés sur place.
S’agissant de l’énurésie, traitée auparavant dans cinq stations thermales, elle n’est plus soignée qu’à Lons-le-Saunier. Le Dr Michel Lacroix, médecin thermal, ne mâche pas ses mots : "L’énurésie est souvent liée à une relation hyperprotectrice de la mère vis-à-vis de l’enfant. Les cures les plus réussies se font en maison d’enfants, ce qui entraîne une séparation avec la mère. Or, pour se mettre en conformité avec les récentes normes des maisons d’enfants à caractère sanitaire, certaines villes manquent de moyens…"
Affections respiratoires : efficacité prouvée
Les affections des voies respiratoires représentent 80 % des prescriptions de cures pour enfants. Elles ont diminué du fait de la généralisation des antibiotiques. En revanche, les maladies d’origine allergique, en hausse, n’ont pas bénéficié d’un regain d’intérêt proportionnel pour le thermalisme. Pourtant, une étude menée par le Dr Monique Fourot-Bauzon, médecin thermal allergologue à La Bourboule, a démontré son efficacité sur les formes d’asthme persistantes, avec une chute de la consommation de corticoïdes et de bronchodilatateurs et même du nombre d’hospitalisations.
À La Bourboule, les six soins quotidiens sont complétés par l’École de l’asthme, à l’initiative du Dr Fourot-Bauzon. Une "école" qui a essaimé dans d’autres thermes. "Les ateliers accueillent les enfants à partir de 8 ans, précise la spécialiste. On y apprend à mesurer son souffle, à utiliser les médicaments, à prévenir les crises ou à les gérer." On incite les enfants à l’exercice physique, compatible avec l’asthme s’il est progressif. Les 18-25 ans sont aussi réceptifs à cette éducation thérapeutique, car ce sont les plus touchés par l’asthme. À leur âge, on néglige le traitement de fond et les crises se multiplient.
Autres établissements : Aix-Marlioz (Savoie), Amélie-les-Bains (Pyrénées-Orientales), Cauterets (Hautes-Pyrénées), Le Mont-Dore (Puy-de-Dôme).
Problèmes de peau : ça calme !
L’eczéma, ou dermatite atopique, est la maladie de peau la plus répandue chez les enfants. Les démangeaisons sont si pénibles que les stations spécialisées reçoivent des nourrissons dès 3 mois ! Sous l’effet des eaux calmantes, les démangeaisons cessent, les lésions s’atténuent, voire disparaissent. Les soins thermaux de La Roche-Posay sont prolongés par un programme éducatif. Sous la houlette d’une éducatrice spécialisée et d’une esthéticienne, les enfants apprennent à hydrater leur peau de façon pratique et ludique au sein de l’atelier de pommadage.
Autres établissements : Avène (Hérault), Molitg-les-Bains (Pyrénées-Orientales), Saint-Gervais (Haute-Savoie), Uriage (Isère).
Une solution pour l'énurésie
Que faire pour les 11 % d’enfants qui ont un problème de pipi la nuit après 5 ans ? Les envoyer en cure ! Et souvent sans les parents. À Lons-le-Saunier, dans le Jura, une étude a montré 70 % d’amélioration. Outre les soins thermaux, ils apprennent à mieux connaître leur corps, grâce au sport et à la relaxation. De plus, une heure et demie après qu’ils se sont endormis, on les réveille pour qu’ils prennent la mesure de la pression de leur vessie et de leurs sphincters, et on les incite à aller aux toilettes tout seuls. Peu à peu, on supprime les couches et tout rentre dans l’ordre.
Des cures minceurs pour les jeunes
Ce ne sont plus des enfants, mais de jeunes adultes qui restent fragiles. Les 18-25 ans qui vivent hors de l’influence des parents se "lâchent" : repas sautés, grignotage, activités physiques en baisse sont autant de comportements à risque. Or, à cet âge, la santé n’est pas une préoccupation, sauf si elle concerne le surpoids, c’est-à-dire l’apparence, la séduction.
C’est pour ces raisons que les thermes de Brides-les-Bains ont invité au printemps trente jeunes de 18 à 24 ans à tester une cure minceur de douze jours avec un programme intitulé "Changeons notre vie à Brides" : suivi diététique renforcé, exercices quotidiens de tonification musculaire. Les résultats ? "Excellents, annonce Nathalie Négro, diététicienne. Les jeunes sont emballés : suivis par courriel, ils ont continué à perdre du poids."








