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vendredi 8 février 2008
La maladie d’Alzheimer peut être dépistée et traitée au mieux si on sait repérer les symptômes rapidement.
On n’est pas « Alzheimer » à la moindre perte de mémoire ! Mais il faut être vigilant et essayer de repérer les symptômes de la maladie, qui doivent être considérés avant tout comme des signaux d’alarme et non comme un diagnostic médical.
Plusieurs examens sont nécessaires pour poser le diagnostic, certains servent à écarter une autre pathologie qui serait à l’origine de ces symptômes.
Les généralistes qui ont une clientèle âgée ou une compétence en gériatrie pourront lancer la première batterie d’examens. Ils dirigeront rapidement les personnes âgées vers une équipe pluridisciplinaire et spécialisée : centre mémoire, service de neurologie, de gériatrie, ou certains services de psychiatrie.
L’intérêt d’un diagnostic plus précoce (il est actuellement fait après deux ans et demi à trois ans d’évolution) est la mise en place d’une prise en charge rapide de la personne et de son entourage.
Outre la prescription de médicaments qui vont freiner l’évolution des troubles du comportement, atténuer l’état dépressif, il faut penser à une prise en charge psychologique, sociale, pratique, afin de préserver l’autonomie de la personne le plus longtemps possible.
Si vous constatez la présence de tels symptômes et la coexistence de ces modifications chez un membre de votre entourage, incitez-le à consulter. Seul un médecin peut poser ou écarter le diagnostic de la maladie.
La norme : Oublier un nom, un numéro de téléphone ou même un rendez-vous, et s’en souvenir quelque temps après.
L’alerte : Les oublier fréquemment et ne jamais s’en souvenir. Ayant du mal à mémoriser des événements récents, de nouvelles informations, une personne atteinte d’Alzheimer posera plusieurs fois les mêmes questions, oubliant aussitôt les réponses.
La norme : Chercher ses clés, ses lunettes, c’est banal.
L’alerte : Un malade peut non seulement égarer des objets mais les ranger dans des endroits farfelus, un fer à repasser dans le frigo ou sa brosse à dents dans le sucrier, par exemple.
La norme : Laisser brûler un plat sur le feu par distraction.
L’alerte : Préparer un repas, oublier de le servir et même oublier qu’on l’a préparé.
La norme : Chercher quel jour nous sommes ou oublier l’endroit où est garée la voiture.
L’alerte : S’égarer dans sa propre rue et ne plus savoir comment rentrer chez soi est un signal d’alarme. Chez le malade Alzheimer, il y a un processus d’effacement des souvenirs au fur et à mesure que l’on remonte dans le temps.
La norme : Prendre un objet pour un autre par inadvertance.
L’alerte : Utiliser ses lunettes à la place d’une fourchette, une paire de ciseaux pour écrire, mettre plusieurs chaussettes l’une sur l’autre.
La norme : Chercher un mot, un nom, l’avoir sur le bout de la langue.
L’alerte : Oublier un mot simple, le nom d’une personne familière, le remplacer par truc, machin, puis par un mot inadéquat, rendant le discours incohérent.
La norme : Difficulté à traiter les formalités bancaires, de Sécurité sociale ou d’assurance.
L’alerte : Ne plus savoir à quoi sert une feuille d’impôt, oublier comment on gère ses comptes, quelle est la signification d’un anniversaire, comment on se sert du téléphone…
La norme : Se sentir morose, triste ou de mauvaise humeur.
L’alerte : Avoir sans arrêt des sautes d’humeur, passant de la gaieté excessive à une hostilité grandissante, à la colère, aux larmes. Ces symptômes font penser à l’anxiété, à la dépression, fréquentes chez ces malades.
La norme : Avec l’âge, la personnalité peut se modifier.
L’alerte : Chez un malade souffrant d’Alzheimer, les changements sont souvent flagrants, une personne ouverte et confiante peut devenir renfermée, méfiante et craintive.
La norme : Il arrive parfois qu’on se lasse de son travail, des tâches domestiques, de ses obligations sociales, mais c’est passager et l’on retrouve le tonus.
L’alerte : On s’inquiétera devant une personne qui devient amorphe, n’a aucune envie de réagir, ne s’intéresse plus à rien.
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